Pourquoi l'Economie Sociale et Solidaire a tout son sens dans les cœurs de villes et villages

Nous avons tous vu, en bas de chez soi, dans sa rue, dans son centre-ville, des commerces qui ouvrent et ferment en un temps record. Ou encore des activités se succéder dans une même vitrine qui avait pourtant l'air "bien placée" ou "au bon endroit".

Les choses ne sont plus comme avant, nos centres-villes ne sont plus les bourgs d'antan, où le poissonnier côtoyait le boucher. Trop de choses sont passées par là : le commerce en ligne, l'appauvrissement des populations, les zones commerciales en périphérie des villes, les changements d'habitude...

Alors comment faire ? Quelles activités perdurent dans les cœurs de villes et villages ?

Parmi les signaux positifs observés, il y a ces initiatives locales qui émergent ici et là, comme des petites pousses vertes sur le bitume... Un bistrot de pays multi-services, un Tiers-lieu, un café associatif... Ancrées dans l'Economie Sociale et Solidaire, ces nouveaux lieux ont un supplément d'âme, un “truc en plus” qui vient à la fois rappeler les centres-villes d'antan et leur place du village dans leur fonction socialisante, et annoncer l'avenir. Un avenir où les centres-villes ne doivent pas se limiter à une fonction commerciale, et où le lien avec le centre-ville et ses habitants doit être suffisamment fort pour que les boutiques ne migrent pas en zone commerciale.

 Ce lien, c'est la dimension sociale et solidaire. C'est la capacité à fédérer, à lier les gens entre eux. Un exemple parmi tant d’autres, pas loin de chez Villages Vivants, dans le village de Beaufort-sur-Gervanne, une épicerie incarne ce renouveau. Cette épicerie associative est née de la volonté des habitants luttant contre la fermeture de leur commerce de proximité. Ensemble, en concertation avec les habitants et les producteurs de la région, ils ont créé un lieu convivial, coopératif, qui favorise l'économie locale et propose des produits de qualité. Là où un épicier vivotait en travaillant 60 heures par semaines, deux entrepreneurs et de nombreux bénévoles donnent aujourd’hui vie au projet.

Très souvent, ces lieux et leur fonctionnement interrogent notre rapport à la hiérarchie verticale, au circuit d’approvisionnement, à la finalité du projet, à sa perspective de transmission.... Innovants dans leur manière d' "être un commerce", ils le sont aussi dans le montage du projet et dans une gouvernance horizontale, sans rien négliger de la qualité de leur proposition.

Pour Villages Vivants, ces modèles sont inspirants. Ils ont nourri nos réflexions, notre "politique", et nous ont permis l'élaboration de critères pour installer, dans les locaux que nous achetons, des activités pérennes.

 

Les activités que nous installons répondent aux exigences suivantes. Elle doivent :

> être adaptées à la mobilité du centre-ville

> générer du flux et créer de l'animation

> répondre à un besoin du territoire

> ne pas concurrencer directement une activité existante

> favoriser les circuits-courts et le développement local

> proposer des produits/ services de qualité

> être à l’écoute des besoins de sa clientèle, notamment en terme d’horaires

> être génératrice d’emplois

> favoriser la coopération et avoir un fort impact social

 Agissant en locomotives et génératrices de flux et de “vivre ensemble”, ces activités ont la capacité de changer le visage d'une rue et d'un cœur de ville et village tout entier.

 

Alors si vous aussi vous voulez prendre ce train, agissez ici !

https://www.tudigo.co/equity/villages-vivants

 

Sylvain Dumas