Notre bien aimée SCIC : un ovni juridique, un modèle durable

Dans ce qui habite Villages Vivants, il y a volonté de tendre vers des modèles d’organisation, de société, d’entreprises plus justes, plus durables. C’est pour cette raison que nous tenons à installer des activités où la forme collective est fréquente. Des lieux et personnes ancrées dans une économie sociale et solidaire, des SCOP, des SCIC, des associations.. qui vont au-delà de la notion de rentabilité. Nous sommes convaincus qu’ils sont une des solutions pour faire revivre nos campagnes et villages.

Ces modèles dont nous parlons, nous espérons en être nous-mêmes l’illustration. Villages Vivants est un ensemble de structures. Le noyau dur en est la SCIC. Tout s’articule autour de la coopérative, tout est en lien avec elle. Et la coopérative, c’est vous, nous, les entrepreneurs, les partenaires.

 

La grande question du partage du pouvoir

Au cœur de ces modèles coopératifs, dans les collectifs et les associations, se loge la question centrale du pouvoir. Qui dispose du pouvoir dans les entreprises ? Combien de personnes ? Et chez Villages Vivants, quelle est la place des habitants des villages dans les décisions ? La place des porteurs de projet, des salariés, des investisseurs solidaires ? Qui est propriétaire des locaux achetés et quelles sont ses intentions ?

Le système de l’actionnariat a démontré à quel point il est déraciné de l’intérêt général et orienté avant tout vers une rentabilité financière avant tout. Certes, il y a une communauté autour de l’entreprise, mais une communauté dont les intérêts communs sont l’argent et le profit.

Les modèles des SCOP et des SCIC mobilisent aussi une communauté plurielle, des citoyens ruraux et urbains, des entrepreneurs, des militants associatifs, des fondations... C’est une des raisons de notre choix du statut SCIC. L’objectif est de vous mobiliser autour d’un projet politique, de la réalisation de projets qui ramènent de la vie et de l’activité dans les villages et campagnes, sans creuser ni entretenir les inégalités.

 

La coopération au cœur de nos statuts 

Après la constitution d’une association-test en 2017, Villages Vivants devient en 2018 une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC sous la forme de SARL). Ce statut de SCIC, assez récent, est le seul à nous permettre d’être porté collectivement par la société civile (des citoyens, des associations ou des entreprises) mais également par des collectivités locales. 

Chaque membre coopérateur intègre l’un des 4 collèges :

  • le collège producteurs - salariés
  • le collège bénéficiaires - citoyens et porteurs de projet installés
  • le collège partenaires de l’économie sociale et solidaire
  • le collège autres partenaires

Ce fonctionnement permet la mise en place d’une gouvernance partagée avec vous et d’associer à son capital l’ensemble de ses parties-prenantes. 

Pour aller encore plus loin, nous avons choisi de dédier les ressources de la coopérative à la mission d’intérêt général que nous menons :

  • 100% des excédents sont réinvestis dans la coopérative : pas de dividende distribué ni d’enrichissement personnel.
  • La SCIC Villages Vivants a également reçu l’agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale). Concrètement, cela implique des engagements forts comme par exemple, des écarts de salaire encadrés (normalement de 1 à 7 en statut ESUS).  Chez Villages Vivants, les écarts de salaires vont aujourd’hui de 1 (salaire le plus bas) à 1,22 (salaire le plus haut).