PAROLE D'INVESTISSEUR.SES : MARIE MICHEL

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Marie MICHEL est cofondatrice du GRAP, Groupement Régional Alimentaire de Proximité, une coopérative qui accompagne les porteur·ses de projets dans l’alimentation bio et locale en Auvergne-Rhône-Alpes. Après en avoir assuré la co-direction jusqu’à l’été 2025, elle accompagne aujourd’hui des initiatives de l’Économie Sociale et Solidaire en Drôme.

Partenaire de longue date de Villages Vivants, le GRAP occupe une place importante dans l’histoire de notre coopérative. À travers le parcours et l’engagement de Marie, découvrons les liens étroits qui unissent ces deux structures — et la vision commune qui les anime, entre territoire, solidarité et entrepreneuriat durable.

 

Villages Vivants : Bonjour Marie ! Pourquoi as-tu choisi d’investir chez Villages Vivants, avec le GRAP et en tant que personne ?

Marie MICHEL : Nous soutenons Villages Vivants depuis sa création en 2017. Il s’agit pour nous d’un véritable chaînon manquant pour les commerces en milieu rural. On a tout de suite vu la complémentarité entre nos structures, le fait de pouvoir faire équipe pour revitaliser les centres bourgs. Même si nous sommes une coopérative installée à Lyon et qui exerce dans toute la région Auvergne Rhône-Alpes, il y a un gros engouement pour GRAP à la campagne, plus qu’en ville. Le profil type qui nous contacte est souvent une femme, en zone rurale qui veut mettre en adéquation sa vie professionnelle et sa vie de famille. Cela faisait donc sens que GRAP s’investisse aux côtés de Villages Vivants, dès sa création. Nous sommes devenus associés fondateurs de la SCA. Puis Villages Vivants a demandé à GRAP si la structure pouvait s’investir dans la partie expertise sur les commerces alimentaires. C’est ainsi qu’en
2019, je suis devenue Présidente de la SCA de Villages Vivants, quand moi-même j’ai emménagé dans la région, à Die.

Par ailleurs, GRAP a également des parts sociales et des titres participatifs dans la SCIC.

 

VV : En tant qu’accompagnatrice de projet de l’ESS et ex co-directrice du GRAP, en quoi le projet de la coopérative Villages Vivants résonne-t-il avec ton propre engagement professionnel ?

MM Avant GRAP, j’étais gérante de l’épicerie Prairial à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, qui a été la première épicerie participative et coopérative de France. Nous avons eu beaucoup de difficultés à l’époque avec le local et les propriétaires. En tant que structure de l’ESS, nous avions des besoins particuliers et cela n’a jamais été entendu. C’est malheureusement une des raisons qui ont précipité notre fermeture, plus de 50 ans après l’ouverture de l’épicerie.

Alors pour moi, le choix du bon partenaire bailleur est primordial. Souvent les personnes n’ont pas le choix. On choisit un local et non celui qui est derrière. Et selon si le projet réussit ou non, cela peut s’avérer très compliqué pour les locataires.

La mission de GRAP est de sécuriser les parcours entrepreneuriaux donc il est essentiel pour nous de trouver des partenaires bailleurs de confiance.

C’était la brique du foncier et des travaux qu’il nous manquait, et surtout des travaux adaptés aux besoins des locataires. C’est très précieux.

 

VV : Dans cette logique de soutien, pourquoi est-ce important et comment selon toi faire grandir la communauté Villages Vivants ?

MM Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. C’est l’idée du ruissellement inversé. Plus tu es nombreux, plus il est possible de construire quelque chose de grand. Je vois surtout l’intérêt d’agrandir la base d’ambassadeur·ices du projet.
Pour cela, je trouve qu’il est important de bien insister sur les garanties et sur le fait que mon argent est sécurisé chez Villages Vivants. Il y a 4 axes importants à souligner :

  • la SCA apporte une grande partie des fonds qui permettent d’acheter les locaux et elle est gérée par des professionnels de la finance, très compétents dans leur secteur ;
  • le Comité d’Expertise est pluridisciplinaire, il a donc une vision très large et complète sur les projets proposés ;
  • le tiers-validant permet d’avoir une garantie supplémentaire et extérieure ;
  • l’accompagnement des projets est sur-mesure par une équipe formée, sympa et engagée !

Il est important de rappeler ces 4 axes aux futur·es investisseur·ses.

 

VV : À ton avis, quel est le rôle de l’immobilier solidaire dans la revitalisation rurale des territoires ?

MM Au-delà de l’achat d’un local en centre-bourg, qui est une facette de l’immobilier rural, il y a aussi toutes les autres briques dont les personnes ont besoin. Aider les porteur·ses de projet à trouver le bon endroit, avoir un regard à cet endroit c’est très précieux !
Ensuite l’adaptation de ce lieu au porteur de projet, et le fait de le faire en ayant des standards de rénovation et des contraintes écologiques, comme c’est le cas chez Villages Vivants, c’est vertueux de A à Z. Surtout dans un moment comme celui-ci de désengagement de l’Etat. Les bailleurs privés doivent s’engager à le faire et à montrer l’exemple.
Cela a pour moi beaucoup de sens même si c’est à une petite échelle.

 

VV : Est-ce que tu connais ou as en tête un lieu que tu rêverais de voir revivre grâce à Villages Vivants ?

MM En réalité, je connais plutôt des porteur·ses de projet qui cherchent des locaux adaptés mais n’en trouvent pas. Comme par exemple, l’école Aplomb à Die sur l’éco-construction, qui cherche un local depuis un an et demi. Ils ont du mal à trouver un lieu réellement adapté à leurs besoins.
Le second axe qui me paraît important est de valoriser l’investissement minoritaire, tel qu’il est pratiqué chez Villages Vivants, comme par exemple à l’Avant-Poste à Die. Investir dans une SCIC en minoritaire permet d’avoir des lieux qui sortent de la spéculation immobilière et appartiennent à terme à leur preneur·se. C’est un axe hyper riche à mon sens, et pas assez connu.

 

VV : A quoi ressemblerait ton village idéal ?

MM Si tous les villages pouvaient ressembler à la vallée de la Drôme, ce serait formidable :)
Des endroits où l’on peut véritablement tester et vivre des expériences professionnelles en étant encouragé et sécurisé, par les habitant·es, les financeur·ses et les collectivités.

 

VV : Enfin, en une phrase ou un mot, peux-tu me résume ce qu’est pour toi Villages Vivants ?

MM Des propriétaires sympas avec qui co-construire des commerces de demain.

 

VV : Merci beaucoup Marie !

 

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Photo de couv LK